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Soyons clairs : pour les puristes, il ne peut y avoir, par définition, de feedback « négatif » mais seulement un feedback constructif correctif.

A moins d’être mal exprimé et à partir d’un état d’esprit pourri, un feedback devrait être par essence constructif, en ce sens que même en portant sur du « négatif », il a une valeur ajoutée (il nourrit en retour). Il éclaire, donne une information potentiellement exploitable, une occasion de changement et d’évolution.
Mais moi, j’aime bien continuer à utiliser le terme « négatif » : un feedback qui exprime une frustration, des attentes, une déception…
Dans les faits, il est évidemment « constructif correctif » mais à moins d’être avec des spécialistes ou des savants, je ne l’appelle pas comme ça.

Qu’est-ce qui me gêne ?

2 choses.
La première : le vocabulaire a tendance à créer des barrières et empêcher des permissions, notamment celle de s’accorder le droit de faire un feedback même mal fagoté ou mal libellé. Je vise clairement une démocratisation de l’usage du feedback : qui dans la vraie vie se sent l’envie et la capacité de faire un « feedback constructif correctif » ?
La seconde : à condition de ne pas être dans le jugement (je n’attaque pas la personne mais confronte son comportement), je ne m’oblige pas à inclure dans mon feedback une suggestion de correction.
Donc, pourquoi l’appeler « correctif » ?

Tout ça pour la morale suivante : je préfère vivre dans un monde dans lequel un maximum d’entre nous ose et sait poser un feedback négatif sur la table plutôt que dans un monde peuplé de personnes qui attendent de rentrer dans une case et un protocole pour se positionner, réagir… C’est ça l’esprit Monsieur Feedback^^.


Moi, perso, je valide les 2 : négatif, constructif. De toutes façons, j’ai horreur des obligations protocolaires et, pitié, ne nous laissons pas enfermer dans des règles de feedback certes bien intentionnées mais bien artificielles à l’usage.